Nous partons des catalogues que Llinás a confectionnés pour les peintures à l’huile (en deux volumes) et pour les gravures (1 volume). Ces catalogues sont malheureusement incomplets, parfois des informations sur la vente de l’œuvre respective. Mais pas toujours. Tantôt des dessins sommaires tiennent lieu de reproduction, tantôt les données techniques manquent, tantôt des œuvres dont nous possédons des reproductions photographiques n’y figurent pas.

Quant aux gravures, les œuvres sont généralement accompagnées de dessins. Là encore, pas toujours. Ceci dit, nous croyons que la collection de gravures que possède l’Estate Paris semble relativement complète.

Le classement suit le schéma suivant:
année/ numéro correspondant à une technique / numérotation dans cette série.

1 = peinture huile ou acrylique;
2 = gravure/bois;
3 = gravure/métal;
4= aquarelle;
5 = encre;
6 = encre et aquarelle;
7 = collage ou peinture/collage;
8 = autres techniques mixtes et dessins.

Exemple:
1978/2/07 = n° 7 des gravures/bois réalisées en 1978.

Ni les collages ni les aquarelles et encres ont été répertoriés par le peintre. Loin d’être des œuvres mineures – en particulier le collage nous semble une pratique emblématique de l’œuvre llinasienne – elles constituent un volet significatif de l’ensemble. Quant aux aquarelles, elles servaient souvent de cadeaux pour les anniversaires d’amis et  pouvaient aussi payer le médecin.

Enfin, les dessins brillent plutôt par leur absence. L’Estate possède quelques portraits, mais  et surtout des petits carnets qui contiennent des croquis,  des reconstructions d’œuvres vues dans les expositions ou bien des réflexions générales portant sur l’histoire, quelques idées esthétiques et autres. Plus que des dessins, il s’agit d’indications sur les couleurs à employer et les modalités de leur applications, ainsi que les signes ou signes-formes (SF) à inscrire.

Nous avons créé une section pour les œuvres qui ne figurent pas dans la liste de l’artiste. Il s’agit de vitraux et d’esquisses pour vitraux ; de décors de théâtre (dont nous n’avons pas de documentation visuelle) ; d’illustrations pour des livres ou des magazines (dont nous avons une collection représentative) ; de peintures murales (dont certaines photographies sont conservées dans la succession) et d’esquisses. Il existe des xylographies appelées « murales ». Enfin, une série de matrices de gravures sur bois complète cette section. .

Outre les œuvres de l’Estate Paris et celles que nous avons pu localiser, nous présentons d’autres œuvres dont nous ignorons l’emplacement aujourd’hui, en nous appuyant essentiellement sur l’archive du peintre. D’où souvent la mauvaise qualité de l’image, et l’information lacunaire dont nous disposons. Tantôt nous ignorons le format, tantôt la technique ou le support, et le renseignement que nous fournirons sur l’emplacement de l’œuvre en question porte généralement sur des informations vieilles de plus de 30 ans.

Notre appel à contributions concerne toutes les techniques et tous les formats. L’œuvre de Llinás est loin d’être abondante – chaque œuvre est d’autant plus précieuse et enrichira la connaissance de cet artiste majeur de l’art cubain du 20e siècle, mais aussi pionnier de l’art visuel de l’Atlantique Noir.